Le Sénégal se distingue positivement en Afrique dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le renforcement de l’État de droit.
Le pays est sorti définitivement de la liste grise du GAFI en octobre 2024 après avoir accompli son plan d’action en un temps record.
Il a renforcé le CENTIF, la transparence des bénéficiaires effectifs, la supervision des banques et professions non financières, la coopération internationale et les procédures de saisie d’avoirs.
Ces mesures ont permis d’adopter de nouvelles lois sur les actifs virtuels et l’immobilier, et d’atteindre une conformité reconnue aux standards internationaux.
Les relations bancaires avec l’étranger se normalisent et l’attractivité de Dakar progresse.
Dans l’Indice de l’État de droit 2025 du World Justice Project, le Sénégal occupe la 58e place mondiale avec un score de 0,56, enregistrant le plus fort progrès en Afrique subsaharienne.
Cinquième sur le continent derrière le Rwanda, la Namibie, Maurice et le Botswana, le pays bénéficie d’une justice plus indépendante, accessible, moins corrompue et en cours de digitalisation, ainsi que d’une meilleure protection des droits fondamentaux, y compris la liberté d’expression.
Le pays a également gagné 20 places au Classement mondial de la liberté de la presse de RSF (74e en 2025) et est passé au statut « Free » selon Freedom House.
En peu de temps, le Sénégal a quitté le suivi renforcé du GAFI tout en améliorant sensiblement son système judiciaire et ses libertés publiques, faisant de Dakar un pôle crédible en Afrique de l’Ouest.
Fatima Ndiathie

